El Mustapha Ramid, avocat, homme politique et ministre PJD

El Mustapha Ramid

Avocat de profession, cet “enfant du bled” est né en 1959, à l’époque où l’état-civil était encore imprécis (comme le prouve la date du 1° janvier), dans la région d’El Jadida.

Une carrière politique précoce

Il rejoint à quinze ans l’association alors clandestine de la “Jeunesse Islamique” (Chabiba Islamiya) où  il fait ses premières armes en politique.

Il est élu député du futur PJD en 1997, à Casablanca, mandat qu’il a ensuite conservé. Il a une guerre personnelle avec Fouad Ali El Himma, conseiller du roi, qui l’empêche d’obtenir le poste de dirigeant du groupe parlementaire. En échange, il dira de lui qu’il est inacceptable que le roi s’affiche en public avec Fouad Ali El Himma.

Ambiance, ambiance donc quand il entre dans le premier gouvernement Benkirane, en 2012, après que son parti a remporté les élections législatives.

Un ministre contesté

Il devient en effet “Ministre de la Justice et des Libertés” dans les deux gouvernements Benkirane, puis, à partir d’avril 2017, “Ministre d’état chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement“.

Ses adversaires lui reprochent ses prises de position publiques contre l’homosexualité, publiques et brutales (“déviance sexuelle”, les homosexuels seraient des “détritus”) qu’ils trouvent incompatibles avec son rôle de défenseur des droits de l’homme. Plus tard, lors des événements du Hirak, il a été partisan d’une justice extrêmement dure.

 

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