Anti-Atlas, la plus méridionale des chaînes de montagne marocaines

L’Anti-Atlas descend jusqu’aux premières dunes et à la plaine du Sous

L’Anti-Atlas est une longue chaîne d’environ six cent kilomètres, dont les deux massifs principaux sont le Siroua à l’ouest, et le Saghro, à l’est. Autant le Saghro est un massif aride, semi-désertique, autant le Siroua abrite des cultures, c’est l’entrée du pays de l'arganier, le royaume des safranières et la porte du Sous et de ses plaines fertiles. Les hauts plateaux du nord (autour de Taliouine) sont à environ 1.700 mètres d’altitude, ceux du sud, qui plongent vers le Sahara, atteignent à peine les 700 mètres. Le plus haut sommet est celui du Siroua, à 3.304 mètres.

Les paysages sont variés, les vallées encaissées peuvent être très vertes, il suffit qu’une rivière passe au fond, comme dans les gorges d'Aït Mansour, pour que les lauriers-roses fleurissent. Sur les hauts-plateaux la végétation souffre à la fois de la sécheresse et du pâturage trop intensif, et la transition vers le paysage désertique est rapide.

L’Anti-Atlas est le royaume des Chleuhs, un des grands groupes berbères du Maroc, qui parle le dialecte tachelhit. C’est à partir de leur nom qu’on surnomma les Allemands pendant la première guerre mondiale, les régiments coloniaux rappelés en métropole trouvant que les deux langues se ressemblaient à l’oreille… et étaient tout aussi incompréhensibles.

Le Saghro avec Bab n’Ali et le Siroua, avec Agard’Oudad, présentent des formations très similaires.

A visiter dans l’Anti-Atlas :

Les principales villes

Taliouine est la capitale du safran. Ce petit village sur la route entre Ouarzazate et Taroudant est accueillant. A proximité, on peut faire de très beaux trekkings dans le djebel Siroua, vers Afszimmer ou Askaoun.

Taroudant est une des plus anciennes villes du Maroc. Située dans une vallée entre Haut et Anti Atlas, elle fut d’abord une garnison romaine, elle fut pendant quasiment toute l’histoire du Maroc le théâtre ou l’enjeu d’affrontements, d’abord entre romains et berbères, entre berbères, contre les portugais et les espagnols… d’où ses impressionnantes murailles, qui font le tour d’une médina maintenant tranquille.

Tafraoute dans la vallée des Ammeln, offre aux touristes une très belle palmeraie, avec des plantations d’amandes et d’oliviers. Les formations rocheuses comme Agard’Oudad (la phalange, en berbère) sont impressionnantes, et un beau but d’excursion. .

Tata est la capitale des Chleuhs. Située au pied du Djebel Bani, c’est déjà une ville saharienne , et un départ pour des excursions dans la région, vers Guelmin, M’hamid ou Foum Zguid.

Le Djebel Saghro

Le massif du Saghro , à l’est, est le territoire des Aït Atta, qui y nomadisent encore. La piste du Tizi n’Tazazert offre une vue splendide sur le massif et les vallées environnantes.

Le Djebel Siroua et le pays du safran

Le Siroua est une montagne heureuse. Suffisamment arrosé pour être fertile, il est le pays du safran. Ses petits villages offrent de beaux exemples d’architecture, kasbahs et greniers fortifiés.

Galerie de photos de l’Anti-Atlas

Météo et climat dans l’Anti-Atlas

L’Anti-Atlas se situe dans la zone saharienne. La chaine du Haut-Atlas bloque l’arrivée des précipitations méditerranéennes, la moyenne annuelle des pluies est en dessous de 200 mm. Les versants nord et ouest sont les plus humides (« pré-Sous » et région du safran par exemple). Les neiges sont plus rares que dans le Haut-Atlas, et quand il en tombe, elle reste peu de temps. Néanmoins, en hauteur, les températures peuvent être froides, et l’amplitude thermique entre la nuit et le jour importante.