Institué par le Roi le 4 novembre 2025, il y a un an, la Fête de l’Unité (Aid Al Wahda – عيد الوحدة ) est un jour férié officiel, chômé et payé, pour célébrer la résolution 2797 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Le soutient au plan d’autonomie marocain dans la résolution 2797
Pour célébrer la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 31 octobre 2025 par 11 voix pour, 0 contre et 3 abstentions (Chine, Russie, Pakistan), qui prolonge le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2026. Présenté par les États-Unis, le texte marque un tournant en traitant le Sahara occidental sous l’angle d’un règlement politique.
En effet, le texte soutient le plan d’autonomie marocain comme base du règlement du conflit au Sahara occidental.
En préambule, le Conseil de sécurité constate le soutien exprimé par de nombreux États membres au plan d’autonomie pour le Sahara occidental proposé par le Maroc, comme la base d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable.

Dans son dispositif, la résolution demande aux parties de conduire des négociations sans conditions préalables pour une solution politique définitive et mutuellement acceptable sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc. Elle considère qu’« une autonomie véritable pourrait représenter une solution des plus réalisables ».
De surcroît, la résolution ne fait aucune référence explicite à un référendum d’autodétermination incluant la possibilité de l’accession à la souveraineté, comme c’était le cas dans toutes les résolutions précédentes sur le Sahara occidental. Néanmoins, le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) est prolongé jusqu’au 31 octobre 2026.

Je me souviens de la liesse marocaine, tout le monde était dans la rue, brandissait des drapeaux marocains, les voitures klaxonnaient… on se serait cru un soir de victoire de la CAN !
Où en est-on en 2026 ?
La revue stratégique du mandat de la Minurso, dont les consultations ont commencé le 23 avril 2026 n’est toujours pas finalisée : les options évoquées vont du suivi du cessez-le-feu au retour des réfugiés, en passant par le désarmement ou l’appui à l’autodétermination en cas d’accord politique.
Trois rounds de pourparlers ministériels (Maroc, Algérie, Mauritanie, Polisario) se sont tenus entre janvier et février 2026. Mais aucun rapprochement n’en est sorti : le Maroc ancre tout règlement dans l’autonomie sous sa souveraineté, le Polisario exige un référendum d’autodétermination.

Dans une interview à France 24 le 25 septembre, Massad Boulos (conseiller senior américain pour les affaires arabes et africaines) a reconnu qu’il n’y avait « pas de solution imminente », qualifiant les discussions de « constructives et productives » tout en déplorant l’absence de réponse formelle du Polisario au plan d’autonomie.
Mike Waltz, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU a reçu le 30 juin 2026 le Mouvement sahraoui pour la paix (MSP, dissident du Polisario favorable à l’autonomie) : « Ce sont des voix sahraouies engagées pour la paix, le compromis et une solution durable. Le monde devrait les entendre. »

Le 30 septembre 2026, il recevait une délégation du Polisario à New York avec des propos nettement plus secs, publiés sur X : « Les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans. Ils méritent de véritables choix, pas une nouvelle décennie d’attente. La base d’une solution est sur la table. » Selon des comptes rendus, il aurait aussi mis en garde : « tout autre chemin ne fera que prolonger le statu quo, ce qui est inacceptable ».
Il y a quatre jours, la Mauritanie est entrée dans la danse en demandant la matérialisation de ses frontières. La demande est liée au statut de la ville de Lagouira, face à Noudhibou. On imagine qu’en obtenant une concession de longue durée sur cette ville, elle pourrait abandonner sa neutralité, donner son appui à Rabat et arrêter de reconnaitre la RASD.
Donc, à dix jours de l’échéance du 31 octobre, le dossier est dans une configuration inédite : jamais le plan d’autonomie n’avait bénéficié d’un tel alignement diplomatique, jamais les États-Unis n’avaient exercé une pression aussi frontale sur le Polisario. Mais l’absence de réponse formelle du Front et d’Alger, la revue stratégique de la MINURSO non finalisée et la défiance russe et chinoise laissent présager, selon toute vraisemblance, un renouvellement prudent — un an ou six mois — plutôt qu’une refonte radicale de la mission. Le vote du Conseil de sécurité dans les prochains jours reste l’événement à suivre.
En résumé, un an où rien ne s’est réellement passé. Sauf une reprise des hostilités armées, avec une attaque aux roquettes près de Smara revendiquée par le Polisario le 5 mai 2026.
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