Offshore et travail à distance – 1/4 idées de business à monter au Maroc

0

Il y a cinq ans, on vous avait alertés sur quelques idées de business à éviter, pour différentes raisons : trop de concurrence, trop de risques à moyen termes. La première de ces idées s’appelait “un riad à Marrakech” (ou ailleurs).

La crise actuelle nous a donné tristement raison, en mettant en évidence les menaces structurelles et les faiblesses internes du tourisme marocain, donc le très haut niveau de risque de ces activités, si on ne dispose pas d’une épargne nécessaire pour faire le “dos rond” pendant longtemps.

Si on ne fait pas de tourisme, il y a heureusement des secteurs d’activités où on peut développer un business rentable au Maroc, à partir du moment où on a les connaissances et l’expérience nécessaires.

Nous avons sélectionné quatre secteurs où il est toujours possible d’investir au Maroc, sous certaines conditions : 

  1. Offshore et travail à distance
  2. Agroalimentaire
  3. Consulting, en particulier en banque / finance / assurance / process
  4. Sourcing

Nous allons passer à travers ces secteurs dans quatre articles, ensuite nous vous parlerons des secteurs réglementés, profitables, certes, mais où l’installation va être difficile !

L’offshore et sa petite soeur le travail à distance constituent un des secteurs stratégiques du Maroc depuis longtemps. Malheureusement, avec la Covid, il est de plus en plus courant de travailler à distance. C’est aussi une opportunité, car de nombreux prospects, qui n’aimaient pas l’idée de travailler à distance, ont été obligés de s’adapter à la situation. Ils ont découvert que ce n’était pas si compliqué que cela.

Créer un call-center

Si nous pensons toujours que le marché des call-centers a été largement pris en main par des gros opérateurs, il reste encore des niches sur lesquelles il est possible de se placer, en particulier les opérations en langues étrangères, anglais principalement : attention, il est surtout difficile de trouver des opérateurs maîtrisant la langue, c’est pour cela que le marché est encore ouvert.

Des call-centers de taille moyenne (entre 100 et 1.000 postes) peuvent encore arriver à vivre correctement.

Comme le Maroc n’est pas un pays anglophones, la plupart des clients potentiels sont ceux qui ont des besoins multilingues. Vous  travaillerez donc essentiellement en sous-traitant d’un gros centre.

Cela veut dire des marges réduites, bien sûr, par contre, si votre service est de qualité, vous serez correctement payé.

En tout cas, la gestion de call-center ne s’improvise plus au Maroc, si vous n’êtes pas, comme on dit, un “professionnel de la profession”, n’essayez pas. De plus, les gros call-centers marocains font eux-même de l’outsourcing avec des plateaux de plusieurs milliers de postes à Abidjan ou Dakar.

Opérations délocalisées

Différentes d’un call-center, les opérations décentralisées recouvrent des tâches comme l’assistanat et le secrétariat à distance, la tenue de comptabilité, etc. Le type de profil à recruter est très différent d’un employé de call-center, il sera plus qualifié, et les prix de ce type de service au Maroc sont encore très compétitifs par rapport à l’Europe.

C’est aussi une activité que vous pouvez commencer à mettre en place localement, avant de venir vous installer au Maroc.

Production délocalisée

Le Maroc est aussi un pays d’off-shoring industriel, à grande et à petite échelle. S’il faut s’appeler Renault pour monter une usine à Tanger, de nombreuses PME travaillent dans la filière textile.

Le secteur de l’artisanat marocain, en particulier le cuir, peut aussi travailler sur des produits modernes et de qualité. En particulier, il existe à Casablanca plusieurs unités de production qui sous-traitent la fabrication de grandes marques françaises plutôt haut de gamme. Si vous avez un savoir-faire dans ce domaine, pourquoi ne pas vous lancer ?

Technomade : freelance à distance

Être technomade n’est pas la même chose que d’offshorer un service : il s’agit simplement pour une personne de travailler à distance, en “emportant son business” avec elle. Qu’elle soit au Maroc ou en Argentine, du moment qu’elle dispose d’une bonne connexion internet, elle peut échanger avec ses clients. La “structure” est hyper légère, et ne nécessite rien d’autre qu’une table où poser son PC et une chaise confortable.

La simplicité de création d’une société au Maroc, la bonne qualité de l’internet (qui n’était pas là il y a quinze ans, quand nous nous sommes installés), la disponibilité du Wifi gratuit dans de très nombreux cafés (là aussi, quel changement…) font du Maroc un pays de choix pour poser son sac. La situation a bien changé, en positif, par rapport à l’article que j’avais écrit sur les technomades au Maroc il y a cinq ans.

Attention cependant, si la partie “nomade” est importante pour vous, il faut savoir que quitter légalement le Maroc après avoir été résident peut être un peu compliqué. Dans ce cas, il vaudra peut-être mieux ne pas créer de société localement, et éviter de demander la carte de résidence. En temps normal (hors Covid, donc), cela implique juste de ressortir tous les trois mois.

Si vous avez trouvé une erreur de frappe ou d’orthographe, vous pouvez nous la signaler simplement en sélectionnant le texte en question et en appuyant à la fois sur les touches Ctrl+Entrée. Pour faire un commentaire sur l’article c’est ici que cela se passe.

Plus d'informations

Le Maroc comme hub pour l’Afrique

En 2014, alors qu’Ebola faisait rage, une table ronde sur les orientations de développement stratégiques du Maroc, y compris en Afrique. A réécouter pour comprendre les axes de développement économiques du pays.

Partager.

Répondre

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :