C’est le système qui est comme ça, chouia chouia

19 Nov 2019 by Bernard R.

C’est le système qui est comme ça, chouia chouia

« Chouia » c’est « un petit peu », c’est aussi « lentement ». Comment mieux illustrer la science du « chouia chouia » qu’avec cette histoire vécue aujourd’hui même à l’aéroport Mohamed V, terminal 1, celui de la RAM ?

Tout commence bien, moderne et tout… achat du billet en ligne, possibilité d’enregistrer en ligne, d’imprimer sa carte d’enregistrement pour arriver « finger in the noose » et embarquer sans souci et sans bagage en soute.

Un train qui part de Casa sans retard (pour une fois, mais ceci est une autre histoire) et arrive de même à l’aéroport, un ou deux mufles qui doublent sans rien demander lors du passage des contrôles à l’entrée (mais qui seront, plus tard, les premiers à râler contre l’incivilité des marocains), un beau terminal avec des comptoirs à perte de vue et quasiment personne, vue l’heure déjà tardive.

On se dirige donc vers le portique, pour faire scanner son code barre imprimé en haut à droite du papier titré « Your Boarding Pass » (le reste est en français, mais ça doit faire plus chic). On pose le papier et ça ne marche pas. On essaye de reposer le papier, et ça ne marche toujours pas.

On change de portique et on tend son papier à un agent, qui, lui, doit avoir le doigté nécessaire pour le poser au bon endroit.

Ah non, vous explique-t-on, il faut aller récupérer une carte d’embarquement au guichet…. Le fait que vous en ayez une entre les mains, avec toutes les mentions nécessaires, le numéro de siège, tout koulchi, et qu’on vous ait bien expliqué sur le site de la RAM que vous pouviez vous enregistrer à distance et imprimer votre carte d’embarquement n’a aucune importance.

Ça doit être pour ça que le papier s’intitule uniquement « Boarding Pass », en fait ce n’est PAS une carte d’embarquement.

Bref.

Plein de patience, vous remontez donc toute la longueur des comptoirs pour aller récupérer le précieux sésame.

Obstiné, psycho-rigide, cartésien dans un monde qui ne l’est pas, vous vous obstinez à demander au gentil agent de la RAM pourquoi votre « Boarding Pass » ne fonctionne pas.

« — C’est depuis qu’on a mis ces nouvelles machines, ça ne marche plus.

— Ah bon, mais mon papier je l’ai imprimé hier soir ?

Oui mais c’est les nouvelles machines.

—Et elles sont installées depuis quand ces machines ? »

Vous imaginez « deux – trois mois », le temps de mettre le site web et le process à jour.

« — Ça fait cinq ans« .

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