Prendre un taxi au Maroc : compteur, racolage, grands et petits taxis…

6 Août 2018 by Marie-Aude

Prendre un taxi au Maroc : compteur, racolage, grands et petits taxis…

Les taxis marocains n’ont pas bonne réputation… quelque part, les taxis marrakchis sont au même niveau que les taxis mexicains (que je ne connais pas).

Même si certains taxis ont essayé de m’arnaquer, même si d’autres ont été au delà du désagréable, ces mauvais chauffeurs restent une minorité. Et si beaucoup conduisent de façon nerveuse, c’est assez général chez les conducteurs marocains. Bref, globalement, j’ai plutôt une bonne expérience avec eux. Et je trouve le rapport qualité-prix raisonnable, en tout cas à Casa.

Pour le prix d’une course qui vous fait traverser la moitié de Casablanca, on a à peiné démarré à Paris (sans parler du compteur lorsque le taxi vous attend).

Mais leur fonctionnement est plutôt déroutant, voici donc un mode d’emploi des taxis marocains.

Petits et grands taxis

Tout d’abord, il faut faire la différence entre les petits taxis, qui ne peuvent faire que des courses en ville, qui sont identifiables par leur couleur, différente dans chaque ville (rouges à Casablanca et Agadir, bleus à Rabat ou Asilah, bleu turquoise à Tanger, ocre jaune à Marrakech, etc.) et la plaque « Petit Taxi / (taxi sahir) » sur le toit, et les grands taxis, qui n’ont pas le droit de faire des courses en ville, mais uniquement sur route. C’est bientôt la fin du modèle Mercedès blanc crème : les nouveaux grands taxis sont blancs, avec une bande de petits carreaux verts alternés. Et les anciennes voitures ont mis la même bande, avec des scotch de couleur.

Selon la destination, vous prendrez donc un petit taxi ou un grand. A Casablanca, l’aéroport est loin en-dehors de la ville, les petits taxis n’ont pas le droit d’y aller. Par contre, à Marrakech, l’aéroport est tellement près que vous pouvez prendre un petit taxi.

L’autre différence est que les petits taxis fonctionnent au compteur. Les grands taxis, eux, ont des prix qui sont des forfaits pour les différentes distances qu’ils peuvent parcourir  – forfaits basés sur le kilométrage, bien sûr. Attention, ce forfait se négocie ! Renseignez-vous autour de vous.

Indiquer son adresse

Le taxi marocain travaille souvent par triangulation : un monument, quartier, une grande artère, un croisement, la petite rue exactement. Se déplacer efficacement demande donc de bien connaître la ville, pour savoir « comment » indiquer au taxi l’endroit où on veut aller. Si vous vous rendez à un endroit que vous ne connaissez pas, demander à la personne que vous allez voir quel est le point de repère à utiliser.

Un taxi bleu sort d'une des portes de la muraille

Un taxi bleu de Rabat devant les murailles de la medina

Les taxis marocains n’ont pas de GPS. Ils n’ont pas non plus à passer un examen qui prouve qu’ils connaissent toutes les rues de la ville (et puis elles changent tellement souvent de nom…), mais seulement les lieux importants. Donc préparez-vous bien.

Vous pouvez aussi arrêter un taxi en lui indiquant la direction générale, puis, une fois monté, préciser la destination avec toutes les explications nécessaires. Si vous êtes le premier passager, cela ne posera aucun problème. Par contre, s’il y a un autre passager, cela ne doit pas détourner le taxi de son itinéraire.

Payer son taxi

Le prix au compteur : comment ça marche ?

Le prix d’un taxi comprend une prise en charge et un prix au kilomètre (ou à la minute, pour l’attente). Les colis encombrants sont aussi facturés. Le tarif de nuit (après 21h ou 22h selon la saison) compte double, et cette augmentation s’applique aussi à la prise en charge minimum.

Quand plusieurs personnes montent dans un taxi, à chaque nouveau passager, le chauffeur va démarrer un nouveau compteur. En haut à gauche du compteur, on voit un numéro qui permet d’identifier « le sien ». Donc chaque passager paye exactement ce qu’il doit. C’est la même chose si vous montez ensemble mais que vous descendez séparément : vous devrez payer deux prises en charge (en pratique, le compteur continuera de tourner, et le taxi demandera la somme totale au passager qui descend en second).

Photo d'un compteur de taxi à Casablanca

Dans les taxis récents, le compteur s’affiche dans le rétroviseur.

Trouver le compteur

Habituellement, le compteur est situé à l’avant, tout en bas, en dessous de l’autoradio. Depuis un an, on trouve des taxis dont le compteur s’affiche dans le rétroviseur. Couteux (c’est un investissement de l’ordre de 4.000 dirhams), mais bien pratique pour le passager qui peut facilement voir son prix depuis n’importe quelle place !

Prix des taxis marocains

(Les tarifs sont les mêmes dans toutes les grandes villes).

(en dihrams) En « ville »
Prise en charge  2,00
« Chute » (augmentation unitaire du compteur)  0,20
Pour quelle distance  80 mètres
Pour quelle durée 1 minute
Petits colis (10 à 50 kilos) 0,4o
Gros colis (plus de 50 kilos) 1,00
Voitures d’enfants et bicyclettes 0,60
Montant minimum de la course  7,50
Majoration de nuit 50%
Horaire de nuit d’hiver (1° octobre au 30 avril) 20h – 6h
Horaire de nuit d’été (1° mai au 30 septembre) 21h – 5h

Compteur or not compteur ?

D’abord cela dépend des villes : par exemple, à El Jadida, les trajets en centre ville sont à un prix forfaitaire, aucun taxi ne met le compteur. C’est le cas dans beaucoup de petites villes. Par contre, dans les grandes villes, le compteur est obligatoire et le tarif doit être affiché sur le pare-brise.

Il faut bien être honnête : un taxi au Maroc, ça ne gagne pas bezaf, car la course de base tourne autour de 7 à 8 dirhams. Et si vous commencez à dire « oui, mais le coût de la vie est moins élevé », n’oubliez pas que l’essence est importée, et que ce n’est que récemment que des voitures dédiées ont commencé à être produites au Maroc. Avant, la p’tite Peugeot ou Fiat pour les taxis, l’increvable Mercédès des grands taxis étaient importées…

Parce qu’un taxi ne coûte pas grand-chose, beaucoup de touristes ont accepté de payer des prix exorbitants, ou ont donné, spontanément, d’énormes pourboires. Dans les villes touristiques, comme Marrakech, ou dans les spots à étrangers, comme la gare de Casa-Voyageurs, de nombreux taxis essayent d’en profiter : ils refusent de mettre le compteur, proposent des prix en euros (10 dirhams se transformant en 10 euros). Refusez systématiquement : le compteur est obligatoire.

Faire l’apppoint

Les taxis marocains se payent uniquement en espèces (sauf ceux qui passent par des centrales comme Careem ou Heetch). Attention à avoir l’appoint, ou au moins un billet de 20 dirhams. Au-delà de 50 dirhams, bien souvent le taxi devra aller chercher la monnaie dans une boutique – et tous les autres passagers vous regarderont de travers durant cette attente injuste.

Il est fréquent que le chauffeur, à court de monnaie, se tourne vers ses autres clients, en leur demandant s’ils ont les dirhams nécessaires. Ce que le client donne à ce moment là sera bien sûr déduit de son prix final.

Une boite à gants de taxi décorée de pièces de monnaie du monde entier

Les taxis ne prennent pas toutes les monnaies, sauf pour décorer la voiture.

Surtout, il faut payer en dihrams. Si les taxis acceptent les euros dans les villes touristiques et les aéroports, le taux de change est très défavorable !

Chi bakchich ? (Un pourboire ?)

Pour les petites courses où le compteur est inférieur au prix minimum (7,50 dirhams à Casablanca), beaucoup de taxis casablancais s’octroient d’office un petit bakchich de 50 centimes, si vous ne faites pas l’appoint exact, et vous rendent la monnaie sur une base de 8 dirhams.

Pour moi, tout dépend de l’attitude du taxi : s’il a été correct, je lui laisse ses cinquante centimes, j’arrondis même souvent. Par contre, s’il a été pénible, je tends la main pour recevoir ma monnaie complète. Et si le taxi me rend la monnaie exacte, j’arrondis systématiquement. (En période de Ramadan, il faut être un bon musulman, donc particulièrement honnête : tous les taxis rendent la monnaie exacte).

Quand la course est plus élevée que le prix minimum, selon le chauffeur, je vais laisser entre un et trois dirhams de pourboire, cinq à dix, en fonction de la course, si j’ai mis plein de colis encombrants dans sa voiture, l’empêchant de prendre un autre passager.

Il faut savoir que beaucoup de marocains « pas très riches » utilisent les taxis pour aller travailler, à cause de l’état catastrophique des bus. Ils ne peuvent pas se permettre de laisser un pourboire.

Un bus bondé, avec un passager qui sort par une fenêtre

En mauvais état, les bus de Casablanca ne font pas envie !

Chi bon – Le reçu

Demander une note au taxi est un réflexe que l’on perd rapidement au Maroc, « pays de l’informel ». De plus, la discussion avec un chauffeur de taxi purement arabophone peut-être difficile. En Europe, j’avais le réflexe de toujours demander un reçu, simplement pour avoir le numéro du taxi si j’oubliais quelque chose à l’intérieur.

La majorité des gens l’ignorent, mais les taxis marocains doivent vous donner un bon si vous le demandez. Cependant, vous devez leur fournir le bon à remplir, issu d’un carnet que vous serez allé chercher vous-même à la Wilaya ou la commune. Personne ne le fait…

(Et pour la compta d’une entreprise, les petites sommes que sont les courses en taxis peuvent très bien être passées via des bons de caisse).

Partager son taxi : la « maraude » ou le « racolage »

La maraude est un terme technique qui veut dire qu’un taxi a le droit de prendre un client dans la rue, sans être stationné à une borne de taxi. Au Maroc, elle est théoriquement interdite, mais tout le monde la pratique. Le taxi, sur un trajet donné, va remplir peu à peu son véhicule. Au début cela fait très bizarre, mais le système est bien rôdé. Je trouve cela très bien, cela facilite les choses pour trouver rapidement un taxi.

Le grand taxi, lui, attendra d’être plein pour quitter sa station (à moins que vous ne décidiez de payer plusieurs places pour voyager plus à l’aise).

Nombre maximum de passagers

Normalement, les petits taxis n’ont pas le droit de prendre plus de trois passagers (un à l’avant et deux à l’arrière). Dans les petites villes, il arrive qu’ils acceptent de prendre un groupe de quatre.

Pour les grands taxis, cela dépend du véhicule, entre cinq et sept personnes.

Ordre de priorité

Le choix de l’itinéraire se fait en fonction de la montée dans le taxi. Si la seconde personne va à une adresse proche de celle demandée par la première, mais qui demande un léger détour, la première personne doit donner son autorisation. En pratique, cela fonctionne assez bien. Par contre, si votre taxi commence à vous expliquer qu’il va faire un détour, quand vous montez, comme vous ne connaissez pas bien la ville, vous risquez de vous faire balader. Dans ce cas, je vous conseille de descendre.

Hommes et femmes

Beaucoup de taxis considèrent qu’ils n’ont pas à imposer à une femme le voisinage d’un homme inconnu. Si vous êtes une femme et que vous vous installez à l’arrière, ils ne prendront plus que des passagères. Mais ce n’est pas une règle générale.

Bien se positionner pour trouver son taxi

A cause de la maraude, il est souvent difficile de trouver un taxi vide, prêt à aller n’importe où. De plus, les stations de taxi sont quasiment inutilisées pour les petits taxis (mais obligatoires pour les grands taxis). Il est donc essentiel de se mettre « du bon côté » de la rue, pour héler des taxis qui vont dans votre direction.

Pour cela, le plus simple est de vérifier avec le GPS de votre téléphone. J’utilise HereWeGo que je préfère à Waze en tant que piéton, les deux sont très efficaces au Maroc. Si vous n’avez pas de GPS ou que vous ne voulez pas mangez sur votre forfait données, surtout en roaming, n’hésitez pas à demander aux passants, ou même aux taxis qui refusent de vous prendre. Parfois, même, changer de position sur un croisement change tout !

Communiquer avec le taxi

Pour éviter aux taxis de s’arrêter pour rien, on peut utiliser des signes de la main pour arrêter son taxi : vous pouvez indiquer la direction générale de votre trajet, où le nombre de personnes qui vont prendre le taxi. C’est important si quelqu’un attend avec vous, mais ne va pas prendre le taxi : un taxi qui a encore une seule place de vide ne s’arrêtera pas s’il croit que vous êtes deux.

Si le taxi ne s’arrête pas, il vous a sans doute fait un petit signe de derrière son pare-brise, pour vous indiquer qu’il est plein. Ou qu’il a fini son service et qu’il va à son point de contrôle.

Se faire doubler

Au Maroc, faire la queue est une foire d’empoigne. Pour les taxis aussi, souvent des gens essayent de se placer deux mètres avant vous pour vous passer devant, alors que vous attendez depuis un bon moment.

Option 1 : vous remontez d’un demi-mètre à votre tour en lançant un coup d’oeil noir et courrouçé. Pas super efficace.

Option 2 : vous faites des signes de loin au taxi, s’il ne s’arrête pas pile face à vous, vous vous déplacez, et vous vous mettez bien en évidence sur la rue. Les chauffeurs privilégient les clients étrangers (pourboires, etc)

Option 3 : vous vous délocalisez carrément, loin d’un passage piéton, dans la plupart des cas vous aurez votre taxi aussi rapidement !

Photo d'un petit taxi vert à l'arret

A Azrou, les petits taxis sont « vert forêt », toujours avec le porte-bagage jaune sur le toit.

Les bagages et colis

En général, les petits taxis ne prennent pas de bagages dans le coffre : cela les oblige à descendre pour l’ouvrir, à chaque fois le coffre est partiellement occupé par les trucs divers et variés. Mais ils ont un porte-bagage sur le toit, avec des sangles. On peut bien charger la voiture, j’ai même vu transporter des meubles de cette façon !

Si vous ne voulez vraiment pas mettre votre colis ou vos sacs sur le toit et que vous les prenez avec vous, il faudra sans doute les garder sur les genoux : le taxi ne va pas perdre un client à cause de vos encombrants !

Les grands taxis, eux, prennent des bagages dans le coffre.

Les arnaques et les trucs pas sympas

L’arnaque au compteur

Même s’il met son compteur en marche quand vous montez, le taxi a différente façons de charger la course :

  • il vous applique dans la journée le tarif de nuit. Parfois difficile à repérer quand on monte, on le voit très facilement avec l’augmentation du prix de la course : s’il se fait de 20 centimes en 20 centimes, on est en tarif de jour. A 30 centimes, c’est le tarif de nuit. Il suffit de dire « khoya, tarif de jour âafak » (mon frère, mets le tarif de jour, s’il te plait) pour que le chauffeur redémarre son compteur. Normalement, comme il a la honte, il redémarre à zéro, et il perd de l’argent. Au cas où il vous augmenterait le montant du compteur au delà de la prise en charge (2 dirhams), vérifiez qu’il ne le remonte pas au même niveau qu’avant : au maximum les deux tiers du prix qui était affiché. (Pour les matheux, 1/1,50 ça fait 0,66)
  • il ne retourne pas sur votre compteur quand le passager précédent est descendu. Il n’est pas obligé de le faire, mais cela peut lui permettre de dissimuler un tarif de nuit. Dans le pire des cas, à l’arrivée, il vous demandera le prix qui a continué à tourner. Quand un passager descend, je demande toujours « innocemment » si c’est bien mon compteur qui s’affiche.

Le trajet qui se promène

Grand classique des taxis du monde entier. Le taxi peut avoir de bonnes raisons de se « promener » par rapport à un itinéraire standard : embouteillages, travaux, sens interdits récemment mis en place. Mais aussi de mauvaises.

La parade : surveiller le trajet sur une appli GPS comme Waze ou Herewego, qui vous donnera les différents trajets possibles, en tenant compte des sens interdits.

Le coup du sens interdit, on a souvent essayé de me le faire à Casa. Effectivement, la circulation a été profondément modifiée il y a quelques mois, pour tenir compte du tram. Mais quand un chauffeur me fait un trajet « créatif » sur un itinéraire que je pratique plusieurs fois par semaine, je me dépêche de lui rappeler que le sens interdit était déjà en place, la semaine précédente.

Un des grands avantages du partage du taxi est de vous protéger de ça : les autres passagers marocains connaissent bien leur ville et ne se laisseront pas faire.

La voiture pourrie

Entre ne pas avoir de taxi et monter dans une voiture pourrie, je choisis la seconde solution. J’en ai pour dix minutes, un quart d’heure tout au plus, et elle va aussi vite qu’un taxi neuf.

Mais c’est vrai, les taxis marocains, à Casablanca comme ailleurs, sont usés jusqu’à la corde. Être taxi coûte très cher, on rentabilise donc au maximum en évitant les coûts supplémentaires.

De plus, depuis quelques années, le gouvernement a lancé un plan pour l’amélioration des taxis, en finançant quasiment totalement des voitures de remplacement. En plus, celles-ci sont maintenant produites au Maroc. On trouve donc de plus en plus de beaux taxis, confortables.

Le chauffeur pénible

Là aussi, ce n’est pas une spécialité marocaine. Je range dans les pénibles :

  • ceux qui conduisent brutalement et insultent les confrères qui leur coupent la route, avant de faire la même chose,
  • ceux qui imposent une cassette ou une radio que je n’aime pas (lecture du Coran, musique de l’Atlas), mais une instruction de la wilaya leur rappelle que j’ai le droit de demander le silence
  • ceux qui refusent de me déposer exactement là où je veux
  • ceux qui engagent la conversation pour débiter des platitudes que j’ai déjà entendues cent fois « tu es mariée à un marocain, alors tu es musulmane ? Et tu as des enfants ? Pourquoi ? » (et je te demande la couleur de ton slip ?)
  • ceux qui m’expliquent que les français sont des cons qui ne devraient pas être au Maroc (quoi que, dans certains cas, je partage cette opinion)
  • et ceux qui ne parlent absolument pas français ET ne connaissent pas l’adresse où je veux aller
  • le chauffeur qui drague lourdement, au point d’essayer de tripoter (la petite taille des taxis le permettant).

Et puis il y a tous ceux qui sont sympas, qui cherchent simplement à faire leur boulot correctement, qui papotent sans être indiscrets, qui ont parfois eu des vies passionnantes, il y a quelques femmes, il y a ceux qui connaissent bien leur ville et me racontent un peu le Casa d’autrefois…

Bref, n’étant pas marocaine, j’ai l’impression que les pénibles ne sont pas si nombreux que cela. Pourquoi je dis « n’étant pas marocaine » ? C’est qu’aussitôt que je m’habille à la marocaine, le nombre de dragueurs monte en flèche. Aussi pénible que cela puisse être, je ne me suis jamais sentie en danger d’être violée…

La sécurité

Malgré des histoires effrayantes, je ne me suis jamais sentie en danger dans un taxi. Le risque principal vient des voleurs à la tire qui pourraient se saisir de vos affaires. Pour être parfaitement à l’aise, quelques consignes :

  • les taxis disposent rarement d’une fermeture centralisées, bloquez la serrure de votre portière
  • n’utilisez pas votre téléphone portable « côté rue » mais, par exemple, de la main gauche si vous êtes sur un siège à droite
  • de la même façon, ne laissez pas portefeuille ou porte-monnaie ouverts près de la fenêtre elle aussi ouverte
  • ne donnez pas aux mendiants qui peuvent vous sollicitez à certains carrefour : certains sont sincères, d’autres cherchent simplement vous faire baisser la vitre pour plonger dans la voiture et y voler quelque chose

Réserver un taxi

Si Uber a eu un certain succès, c’est qu’il n’est pas facile de réserver un taxi au Maroc. Les grandes centrales n’existent pas partout, et celles qui existent ne fonctionnent pas vraiment bien (il est très dommage qu’I-Taxi ait arrêté…). Mais c’est faisable.

Avoir « son taxi »

La première solution, c’est de prendre le numéro de portable des taxis qui vont ont bien plus pour un trajet. Attention à leur demander leurs horaires : si vous appelez un taxi de jour pour un trajet de nuit, il ne va pas passer la commande à son collègue. (En plus, celui-ci peut être un « chauffeur pénible »).

Les sociétés de taxi

Il existe malgré tout, surtout à Casablanca, quelques sociétés de taxis ou de transport. Les taxis verts sont toujours en activité, et fonctionnent sur Casablanca (05.22.48.48.01) et Marrakech (05.24.40.94.94). Quelques commentaires négatifs d’internautes sur la qualité du service, en cas d’incident, ne pas hésiter à se plaindre. La société a connu des difficultés à démarrer, le concept a eu du mal à prendre avec des chauffeurs de taxi qui trouvaient le service trop onéreux, mais elle est toujours là.

Les autres sociétés ne sont pas des véritables taxis, mais des sociétés de transport touristique, qui coûtent plus cher que des taxis normaux.

Les Uber-Like

Uber n’a pas été le seul à se lancer au Maroc. Careem est un discret concurrent, dont le siège mondial est à Dubaï. Le départ d’Uber pour des raisons juridiques n’est pas rassurant pour le futur de Careem au Maroc, mais la société communique agressivement ces derniers jours, en indiquant ne pas être dans le même cas.

Heetch, qui a connu de graves problèmes en France avec une amende de 600.000 €, a dû totalement changer son modèle, et travailler avec des chauffeurs professionnels. Ils ont préparé leur arrivée au Maroc en travaillant avec les syndicats de taxi. Et c’est peut-être l’ouverture de leur activité, le 13 février, qui a convaincu Uber de plier bagages : face à une concurrence « légale » et acceptée par les syndicats, il n’y avait plus de marge de manoeuvre pour imposer « l’économie participative ».

L’application Heetch peut se télécharger sur Android et sur IPhone, à partir du site.

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