Enseignant étranger au Maroc : attention arnaque !

3 Sep 2013 par Marie-Aude

Enseignant étranger au Maroc : attention arnaque !

C’est quelque chose qu’on voit fleurir régulièrement sur les forums de voyage, et qui est une arnaque pratiquée assez régulièrement par des directeurs d’école peu scrupuleux.

Attention, donc, si on vous propose un poste d’enseignant dans une école marocaine (généralement en français).

C’est tentant, bien sûr… une année au Maroc, tout frais payés, même si cela ne parait pas très généreux, à faire un travail pas trop désagréable, qui refuserait ?

En réalité, ces propositions alléchantes s’avèrent souvent des galères, où l’expatrié est pris en otage, et contraint de subir jusqu’à la fin de l’année.

Petit tour d’horizon de la situation, et du « pourquoi – comment »

Un grand manque de professeurs dans les écoles privées

Une des premières mesures du gouvernement Benkirane a été d’interdire aux professeurs de l’enseignement public d’effectuer des vacations dans les écoles privées, ou même de donner des « petits cours ». Jusque là, cette pratique très répandue alimentait le corps professoral privé à des prix raisonnables, puisque compléments de salaires de fonctionnaires, mais cela se faisait finalement au détriment de l’enseignement public, certains profs arrivant à cumuler un « quasi » temps complet dans le privé en plus des leurs heures de cours officielles, où ils étaient souvent absents.

De plus, cela favorisait la corruption : des enfants devaient prendre des cours de soutien facturés par leur professeur pour obtenir de bonnes notes.

Donc, en 2011, arrêt brutal du système, les écoles privées marocaines se retrouvent en difficulté, et doivent trouver d’urgence de nouveaux professeurs. En particulier, en langues, les français sont très appréciés. Si ils ne coûtent pas trop cher…

Le cadre légal

Comme tout autre emploi, celui de professeur est soumis aux contraintes légales normales : le salarié doit disposer d’un permis de travail, s’il est étranger, et être déclaré dès l’embauche à la CNSS.

Pour obtenir un permis de travail, il faut prouver (théoriquement) qu’un marocain chômeur ne peut pas occuper le poste. La pénurie de professeurs rend cela plus facile, pour les écoles privées, mais cette démarche reste indispensable, et il faut compter environ deux mois !

Les salaires du marché

Comme toujours, les salaires sont différents selon qu’on est marocain ou étranger, et comme partout, que l’on travaille dans le primaire ou le secondaire. La grille est assez large, mais voici une fourchette de rémunération pour vous donner une idée, uniquement pour des posts d’enseignants avant bac : 

  • salaire moyen d’un instituteur : 2.500 dirhams net dans le public, 3.100 dirhams net dans le privé
  • heure de vacataire, professeur étranger, en collège ou lycée : entre 250 et 350 dirhams de l’heure
  • temps complet (18 heures d’enseignement) au Lycée Lyautey : 18.400 dirhams net par mois.

Rappel : les salaires sont toujours exprimés en « net », ce qui implique que les impôts sur le revenus et les cotisations C.N.S.S. soient déduites, mais pas obligatoirement les mutuelles complémentaires, surtout si vous demandez un contrat C.F.E.

Et pour contextualiser : la durée légale du travail est de 42 heures hebdomadaires, et le smic est aux alentours de 2.300 dirhams nets.

L’arnaque

Le lien que vous trouverez en bas de l’article renvoie sur une discussion sur un forum, pour un poste d’enseignant à Beni-Mellal. Il est exemplaire de la méthode pratiquée par les directeurs d’école, et dont j’ai eu suffisamment d’exemples ces derniers mois pour faire cet article.

Un salaire nettement plus bas que le marché : on profite de l’attrait d’une année de travail au Maroc pour sous payer (et puis vous comprenez, la vie n’est pas chère).

On se rattrape sur les à côtés : souvent, l’expat va négocier que ses frais de logements soient pris en charge par l’école. Celle-ci va alors choisir l’appartement, et au choix

  1. prendre « n’importe quoi » le moins cher possible (quitte à vous obliger à habiter loin de votre lieu de travail)
  2. surfacturer le logement. Dans l’exemple que je vous donne, une colocation en appartement était facturée à 2.000 dirhams / mois dans une ville qui n’est pas touristique, et sur une longue durée. C’est quasiment le prix d’un petit appartement indépendant, en réalité.

Un travail au noir : les formalités légales ne sont pas faites à temps. L’école prend du retard, et compte bien sur le fait qu’une fois installé, l’enseignant n’a pas d’autre choix que de continuer, et passer l’année sur place.

Dans certains cas, la couleur est annoncée. Ici c’était « trois mois d’essai pendant lesquels vous payez votre assurance maladie ». En clair, trois mois de travail totalement au black, sous visa de touriste. « Ensuite, si ça va, on vous déclare », donc encore au minimum deux mois dans l’illégalité, dans le meilleur des cas. En pratique, souvent « c’est compliqué, il manque un papier », et on fait trainer pendant encore deux ou trois mois, avant de dire « on arrive à la fin de l’année, on ne va pas s’embêter pour si peu ».

En réalité, l’expat coure de gros risques : il n’est pas couvert par la sécurité sociale française au delà de six mois d’absence du territoire, et il doit impérativement souscrire un contrat C.F.E. en l’absence de contrat de travail local. Sinon, en cas de pépin sérieux, il risque de ne pas être pris en charge.

A faire

  1. Clarifier dès le début que vous voulez un contrat de travail légal, et que vous ne partirez pas sans celui-ci
  2. Demander la preuve des démarches entreprises, celles ci doivent démarrer au plus tard deux mois avant la date d’embauche prévue (trois mois de préférence)
  3. Prospecter vous même pour le logement, ou vérifier sur les forums que ce que l’on vous propose est décent, et dans les prix du marché
  4. Ne pas rêver : prof un an au Maroc, c’est une belle expérience, mais cela paye mal (il y a suffisamment d’expats locaux qui ont besoin de boulot d’appoint, la concurrence est rude)
  5. Faire votre budget de façon précise, et ne pas descendre en dessous de la limite que vous vous êtes fixé, pour quelque raison que ce soit.

 

Plus d'informations

32 Commentaires
  1. bolea

    interesant à savoir!! merci

  2. merlin

    Bonjour, pire encore si vous achetez un bien immobilier, sachez que vous ne pourrez jamais faire revenir votre argent en France (euros) on vous fait croire le contraire pour que vous achetiez mais à la revente c’est plus pareil
    c’est mon cas, impossible de convertir vos dhs en euros, les banques bloquent tout…
    surtout n’achetez pas au Maroc.

    • Marie-Aude

      Bonjour

      merci de votre commentaire totalement dans la thématique de l’article. Ce genre de commentaire, qui relève simplement d’une volonté de « faire campagne », est totalement discourtois pour les lecteurs du blog.

      Ce que vous dites est totalement faux et je suis très bien placée pour le savoir. Il faut effectivement une autorisation d’exportation de devises, qui est donnée aux étrangers et / ou aux non-résidents sur preuve du paiement de tous les impôts.

      Le problème est que, le plus souvent, cette preuve de paiement est d’autant plus difficile à fournir qu’une partie de la transaction d’achat a été faite au black.

  3. françoise

    Je confirme! Appelée par une école marocaine privée je m’en sors avec 9000dh par mois (j’ai fait 3 autres entretiens, pas obtenu plus haut, il faut etre en mission française pour avoir plus ). Mais surtout mon directeur fait trainer les papiers à n’en plus finir, trouvant tout à fait normal de me faire repasser la frontière dans un mois et sans payer les frais bien sur. ma collègue a attendu 1 an, sans aucune sécurité! Attention cette école recrute en continue! Pas étonnant, une enseignante vient de démissionner ce matin et les 3 autres françaises veulent partir à la fin de l’année! J’essaie de pirater toutes leurs annonces pour que personne d’autre ne vive ma galère. Ils sont sur plusieurs forums, pour savoir le nom en me protégeant (j’ai engagé bcp d’argent dans cette galère) je ne sais comment faire…

    • Marie-Aude

      Vous avez le choix entre laisser tomber l’affaire et vous trouver un autre travail, qui sera surement au black mais où vous n’aurez pas l’impression de vous faire avoir, ou serrer les dents. Vous pouvez aussi menacer de porter plainte, mais je crains que cela ne fasse pas grand chose.

  4. Bendihaj

    Bonjour,

    Je suis sur Tanger depuus peu et j’hésite a travailler dans une école privé, ou un college pour le français ou si non trouver un lycée pour l’économie et la comptabilité (mon domaine de compétence) ou travailler pour une école de commerce et de gestion.
    Effectivement en lisant vos commentaires, on réfléchit plus longuement avant de se lancer. Surtout qu’ils sur exploitent les enseignants (44 heures au lieu de 26 ou 18 en France ).
    Après on est obligé de revenir vers les entreprises ou les centres dzpoels .
    Qu’en pensez vous

    • Marie-Aude

      Bonjour
      il n’y a pas que dans l’enseignement que les horaires travaillés ne sont pas les mêmes en France et au Maroc. La semaine de travail est à 35 heures en France, 42 heures au Maroc… quant aux enseignants qui donnent 18 à 25 heures de cours, ils travaillent beaucoup plus pour la préparation et la correction.
      Effectivement, je vous conseille de bien mûrir votre projet, et de comparer les différentes propositions en tenant compte de tous les éléments.

  5. Lolita

    Bonjour.

    Malgré toutes les difficultés que vous exposez, je souhaiterai néanmoins travailler au Maroc en contrat local en tant que professeur d’EPS. (Je n’ai que la licence et j’ai besoin d’expérience). Est-ce que les conditions de travail sont si terribles que cela? J’ai eu vent que le smic tourne autour de 250 euros… avec 800 euros on ne peut réellement pas s’en sortir?

    Merci d’avance pour votre réponse.

    PS: je suis une femme chrétienne et j’ai la foi je suis persuadée que cela se passera bien mais je serai ravie de faire des contacts avec des profs en contrat local et avoir des échanges pertinents.

    Très cordialement.

  6. Naima Bendou

    A ceux ou celles qui envisagent de signer un contrat avec un établissement homologué au Maroc:
    oui, le Maroc est un pays magnifique où il fait bon vivre mais cependant, avant de signer un contrat avec un établissement au Maroc, je vous conseille de bien vérifier tous les points suivants afin de savoir dans quoi vous vous engagez ….
    Une fois, le contrat signé, il sera trop tard pour faire marche arrière … et vous aurez dans la plupart des cas, signé un contrat de 3 ans ….

    – Salaire annuel (si le montant indiqué est mensuel, vérifier qu’il est bien versé sur douze mois et non sur dix mois !).
    – Grille salariale et positionnement sur la grille, rythme d’évolution des augmentations. Bien souvent, il n’existe pas de grille salariale ….
    – Protection santé (Sécurité sociale/MGEN ou équivalent) : prise en charge éventuelle des cotisations par l’établissement (prise en charge totale, partielle).
    – Congés (maladie, maternité…)
    – Cotisation retraite : elle peut être obligatoire dans un régime du pays d’exercice. L’agent peut choisir de cotiser en plus pour la retraite fonction publique française (il cotisera alors sur la base du traitement correspondant à son échelon France, quelque soit son salaire local). Au Maroc, lors de contrats dans un établissement homologué, vous êtes obligés de cotiser à la retraite marocaine (prélèvement obligatoire sur le salaire).
    – Fiscalité : le salaire annoncé est en général la rémunération brute ; il faut essayer d’obtenir une information sur le montant approximatif après impôts (lors d’un contrat avec un établissement homologué, ce prélèvement est obligatoire et plutôt important).
    – Prise en charge de la scolarité de vos enfants
    – Horaires hebdomadaires, nombre de jours annuels
    – Heures supplémentaires (taux de la rémunération)
    – Taux de la rémunération pour les différentes fonctions à effectuer
    – Tâches à effectuer (présence aux réunions, autres tâches obligatoires)
    – Conditions de renouvellement du contrat (le renouvellement de détachement est lié au renouvellement du contrat) et conditions de licenciement

    Même si vous êtes fonctionnaire d’état français, lorsque vous signez un contrat avec un établissement homologué au Maroc, vous signez un contrat de droit privé, vous pouvez donc totalement oublié votre statut de fonctionnaire d’état français.
    Et, il ne faut pas l’oublier, les relations avec le patronat sont souvent tendues….
    Donc, tout cela est à prendre en compte scrupuleusement avant de signer son contrat.

  7. nicolas

    Il est impératif de ne pas faire l’erreur fait par moi. un titulaire de l’éduc nat ne doit pas signer en homologué. Aucun droit, aucune représentation des personnels, aucun soutien des autorités françaises en cas de problème, répression permanente, managering violent, salaires illogiques, aucune valorisation des personnels, dans le mien, bâtiments inadaptés, en plus familles qui font la loi, toujours soutenues par l’administration patronale marocaine de l’école. Aucun droit du côté marocain, aucune protection du côté français , surtout ne signez pas en homologué, ne signez qu’à l’aefe et à l’osui sur des détachement. TOut le reste n’est qu’exploitation, mépris, violence professionnelle et à terme destruction de votre moral ce qui vous empêchera systématiquement de profiter du pays.

  8. nicolas

    lire au dessus …erreur faite par moi ….

  9. Cecile

    Ce que décrit Nicolas est tout à fait ce que j’ai vécu pendant 3 ans à GSR, un homologué marocain de Casablanca, dont le seul but est d’entasser des gamins dans une tour de 5 étages sans même une cour de recréation, des cours d’une durée de deux heures quelques soit la matière de la 6ème à la terminale, aucun matériel pédagogique en état de fonctionner…..à dégoûter d’être prof.
    Je sais que c’est la période où les collègues sont à la recherche de postes au Maroc. Je confirme si vous pouvez éviter les homologués faites le, car c’est vite l’enfer…. Aucune réelle sécurité sociale et professionnelle: je suis restée 6 mois sans être inscrite à aucune caisse de sécurité sociale et sans être avertie. Je n’ai eu des fiches de salaires que la dernière année…. J’ai la chance d’avoir intégrer l’OSUI et depuis je respire!

  10. nicolas

    aucun travail pédagogique, aucune possibilité de mener des projets intéressants car aucun financement, une pressurisation permanente sans aucune contre partie, un masque  » à la française  » mais un fonctionnement opaque, et un piège de trois ans sauf à casser son contrat et se faire mal voir par tout le monde, car le service culturel ne vous soutiendra jamais et vous rappellera son seul dicton  » vous avez signé , démerdez vous »…tout le monde sait que certains homologués dont certains cités ici , n’ont aucun standard d’enseignement français mais cela les gêne tellement cela est un tel problème inter-état que c’est toujours sur votre g…d’agent public détaché que les choses retomberont ….Il faut savoir que vous aurez une protection sociale qui ne vous permettra aucun arrêt maladie, vous ne pourrez pas vous arrêter longtemps ne cas d’ennui, l’administration le sait et joue toujours sur le chantage du rattrapage de cours même pour maladie. Intégrer un homologué c’est intégrer le non droit total et absolu, et surtout n’écoutez pas ce que leurs recruteurs vous diront, ils mentent souvent ..souvent, façon de dire…..

  11. Collège

    Bonjour,
    Y a t-il quelqu’un sur ce forum qui peut nous en dire davantage sur le gsr? Éventuellement un enseignant qui y travaille encore.
    Merci

  12. Bouchra Hamada

    Bonjour à vous,

    je suis en effet en poste au GSR et je dois dire que j’y suis arrivée cette année et je n’y resterai pas une année de plus … Sans façon … Oui, j’aime mon métier, je l’adore même j’adore enseigner, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de ne pas rester dans cette école. Et depuis que je suis dans cet établissement, j’ai perdu le goût d’enseigner. Aucun respect des textes, cet établissement n’a de nom que le nom « d’homologation ». Les textes officiels sont respectés quand cela plait à la direction. Les conditions de travail sont détestables : les élèves sont entassés dans des salles de classe trop petites pour les accueillir, il n’y a pas ou presque pas de matériel pédagogique et quand il y en a, il ne fonctionne pas…, il n’y a pas de cours de récréation … Vous pourrez constater que la même annonce parait chaque année, pour le recrutement des personnels, chaque année , l’établissement recrute à tous les postes comme s’il venait de se créer, et bien non, il ne vient pas d’ouvrir, tout simplement, les personnels sont partis … et apparemment , c’est la même histoire tous les ans. Cela n’empêche pas à la direction de raconter chaque année , les mêmes balivernes. Alors, comme il est de plus en plus difficile d’obtenir un poste à l’AEFE ou à l’OSUI au Maroc, il y aura sans doute de nouvelles personnes qui auront envie d’ailleurs et qui se laisseront piéger par un contrat avec le GSR. A ceux qui risquent de le faire, réfléchissez bien avant de le faire car la déception sera terrible. Cette année, l’école s’agrandit: plus d’élèves dans des locaux plus modernes, certes, mais sans aucune réflexion pédagogique …. et puis sans oublier qu’il y aura aussi des salles de cours dans les sous-sols et toujours pas de véritables cours de récréation . Le GSR n’est pas le seul établissement homologué à Casablanca, ça vaut la peine de tenter sa chance dans un autre établissement , franchement ….et si jamais vous signez avec le GSR, regardez de près votre contrat avant le signer.

  13. keyes

    Merci Bouchra pour ce témoignage. Je viens d’être démarchée par le GSR. Du coup toutes les infos sont bonnes à prendre. Peux tu nous en dire un peu plus?
    Merci
    Bien cordialement

  14. Bouchra Hamada

    Bonjour Keyes,
    un seul conseil : ne pas signer … En dire plus, que voudrais-tu savoir ?
    Le titre de l’article est si bien choisi : enseignant étranger au Maroc, attention arnaque ! Tout est dit.

  15. profmaroc@yahoo.fr

    je pars aussi du gsr cette année. Cet établissement est scandaleux. Il ne faut surtout pas signer dans cet établissement. LEs établissements homologués sont pour la France le moyen de privatiser son enseignement , cela lui permet d’abandonner le projet AEFE et de laisser des boites privées sans syndicat et avec des conditions de travail moyen-âgeuses de recruter à peu de frais des profs français. Il ne faut surtout pas cautionner ce système, surtout ne pas mais alors ne pas signer au gsr. Bruit, tension, culpabilisation, tous les profs y sont traités sans considération, il n’y a aucun management émancipateur, aucune vision de l’éducation, ils veulent faire du fric fric fric fric c’est tout , rien ne les intéresse à part cela et la qualité de votre travail, votre sens du travail pour les élèves n’a aucun intérêt pour eux. Il s’agit juste d’une boite privé sans conscience professionnelle , sans aucune connaissance de l’éducation, où on sort du verbiage pédagogisant pour faire marcher la caisse. NE PAS SIGNER AU GSR ET DE PREFERENCE DANS AUCUN HOMOLOGUE NON AEFE NON OSUI MLF dLE MONDE.NE SIGNER QUE A LAEFE ET EVENTUELLEMENT A LA MISSION LAIQUE RIEN D AUTRE.

  16. profmaroc@yahoo.fr

    La France a arrêté de construire son réseau public d’enseignement, alors des boites privées cherchent à faire de l’argent, en se faisant homologuer. Certains établissements homologués peuvent être corrects, d’autres surtout pas. Le GSR fait partie des établissements qui fonctionne sur la répression de ses personnels , sur la violence anti syndicale, sur une conception rétrograde du travail. IL n’est pas possible de faire un travail de qualité dans ce genre d’établissement. L’ambiance y est délétère, quelques collègues ne sont là que pour être les flics de la répression, vous êtes convoqués pour un rien, à la moindre plainte des parents, vous n’êtes jamais soutenus par la direction. Signer au gsr, c’est signer pour perdre le coup du métier, pour culpabiliser, pour vivre dans le stress, les maladies type ulcère et bien sûr, tout cela avec une protection sociale très très mauvaise.

  17. EM

    bonjour,
    Je viens de signer avec mon mari des contrats à la GSR. Ce que je viens de lire m’affole completement. Nous allons être en primaire. Nous avons trois enfants: 1 en maternelle, 1 en 6eme et 1 en seconde l’an prochain. Nous avons obtenu notre detachement. Nous souhaitons faire machine arrière avec tout ce que vous nous dites. Qu’en pensez vous?

  18. Bouchra Hamada

    Bonjour , même si vous avez déjà obtenu votre détachement, vous pouvez toujours faire marche arrière, mais il se peut que ça soit un peu compliqué, si vous avez déjà pris des dispositions pour venir vivre et travailler au Maroc. 1 première question : n’avez-vous pas eu d’autres propositions à Casablanca dans des établissements dans lesquels vous auriez pu être détachés ? si oui, vous pourriez toujours voir si les postes sont toujours disponibles et si le ministère à Paris autoriserait votre détachement pour un autre établissement que le GSR.Vous devriez aussi rentrer en contact avec les syndicats à Paris et au Maroc pour qu’ils vous éclairent sur les différentes possibilités qui s’offrent à vous à ce jour, car, en effet, nous sommes déjà mi-mai. Par contre, une chose est sure et certaine, il faut absolument que vous scolarisiez vos enfants dans un établissement AEFE ou OSUI. Comme il a été précisé dans d’autres messages, au GSR, il n’y a pas de cours de récréation, les cours sont tous dispensés par blocs de 2 heures (quelque soit la matière et le niveau de classe) , de 8 heures à 18 heures avec une pause méridienne de 2 heures. Le matériel pédagogique est quasi-inexistant. Les locaux sont bruyants. Les élèves parlent tous darija à l’école, vos enfants risquent d’être vraiment perdus dans un tel établissement. Voilà donc pour quelques conseils à vous donner, même si ils sont un peu tardifs et que vous vous êtes déjà engagés, il y a toujours des solutions pour au moins améliorer les choses. Bon courage pour votre prise de décision et toutes vos démarches.

  19. Prof Maroc

    bonjour
    Je vous conseille vivement de ne surtout pas maintenir ce détachement. Essayer de voir avec d’autres écoles, vous pouvez de toute façon encore rompre le détachement au près de la dgrh et voir aussi avec le scac qui déconseille ici le gsr puis avec des syndicats qui connaissent tous le dossier même si il n’est pas facile pour toutes ces structures de remettre en cause un établissement homologué. Ne signez surtout pas .
    VOus avez encore le temps de casser ce détachement en expliquant y compris au service des personnels à l’étranger que vous savez tous les problèmes qui existent au gsr et qu’eux mêmes sont au courant. Il faut le dire poliment avec diplomatie mais tout le monde connait le problème à Paris comme à Rabat et en le disant gentiment, en justifiant votre refus de détachement au gsr , vous avez le droit de casser le projet de détachement.
    IL faut voir ensuite comment rester sur votre poste où passer sur un mouvement mais nous sommes encore tôt, il faut juste le faire le plus vite possible en contactant les structures syndicales et administratives.
    Le ministère je pense en lui expliquant les choses clairement ne vous en voudra pas de ne pas vous engager dans ce fiasco qu’ils connaissent comme tel.
    En plus en effet les conditions de scolarisation des enfants sont catastrophiques, et ne permettent aucun épanouissement. Le personnel majoritairement vacataire , précaire très mal payé n’est pas du tout engagé à la hauteur de la publicité de l’établissement
    amitiés et bon courage
    prof maroc

  20. michele

    A EM: je confirme tout ce qui est dit sur GSR !
    Il faut absolument vous tirer de ce merdier au plus vite!
    Sauf si vous avez décidé d’être à tout jamais dégoûté du métier d’enseignant et à faire en sorte que vos enfants perdent toute envie d’apprendre!

  21. Bouchra Hamada

    A EM, je confirme tout ce qui a été ajouté après mon message. Et surtout , n’oubliez pas que quand on demande un détachement, c’est pour 3 ans, et qu’après, il est bien difficile de faire marche arrière… donc vous aurez signés, et vous serez là pour 3 ans, et vous passerez 3 années à le regretter … et ne pas savoir quoi faire. Vous serez prisonniers d’une situation sans issue et même chose, voir pire pour vos enfants. Une fois que vos enfants seront inscrits à GSR, il sera très difficile de les transférer dans une école AEFE ou OSUI car il y a une clause « d’étanchéité des réseaux », donc, il sera très difficile voir impossible de les transférer dans une autre école… Tout cela est bien à prendre en compte….

  22. Cecile

    Je confirme tout ce qui a été écrit sur GSR. J’y ai enseigné 3ans, les pires années de ma carrière, longue de 24 ans.
    J’y ai scolarisé mes enfants, l’un en maternelle et l’autre au collège. L’adaptation pour le petit a été difficile . Le grand a souffert de l’absence de cour de recréation et d’un enseignement de qualité médiocre ( cours en tranches de 2 heures, aucun matériel pédagogique en état de fonctionner, des installations sportives catastrophiques…) . Certe, l’école est gratuite pour les enseignants français, mais les enfants n’y sont pas heureux et le niveau n’est vraiment pas terrible.
    Mon fils ainé a préféré rentrer en France faire son lycée au bout de 2 ans et le petit à la chance de s’épanouir au lycée français d’Agadir, où je suis désormais en poste.
    Si vous avez la possibilité de faire autrement faites le surtout pour vos enfants. Cet établissement est une vraie catastrophe pédagogique et un enfer au quotidien. À éviter absolument.

  23. profmaroc@yahoo.fr

    Il ne suffit pas de savoir lire les contrats puisque rien de ce qui est important n’est noté dedans. Savez vous que vous n’aurrez pas de salire pendant un mois si vous êtes malades, que certaines écoles ont cassé des contrats cfe et que des personnes malades de cancer se sont retrouvées en France à payer des milliers d’euro de traitement chimio, savez vous que la cfe ne rembourse pas le premier MOIS de carence, savez vous que la sécu marocaine ne rembourse pas plus de 550 euros par mois etc etc …
    Savez vous que les syndicats sont de fait interdits dans ces grosses entreprises privées, que les derniers syndicalistes se sont fait virer peu à peu et qu’il n’y en a plus etc etc …Je peux encore continuer ..Savez vous que le service culturel ne bougera pas le petit doigt pour vous, que les syndicats se fichent pas mal pour la plupart de ce qui se passe dans ces établissements et vous ferons juste comprendre en boucle qu’il ne fallait pas signer etc etc …. amitiés
    profmaroc
    ne surtout pas signer au gsr mais pas plus dans les autres, seuls l’osui et l’aefe ont des cadres légaux respectés…..

  24. lili

    bjr,
    tout ce que je viens de lire m’inquiète et m’étonne bcp !
    on m’a proposé un emploi en tant qu’institutrice dans une ecole privée maternelle/primaire près d’Agadir, je dois signer le contrat cet été !
    cependant je ne comprend rien je suis perdue, pouvez-vous me dire qu’est-ce que le gsr, aefe , osui .. ????
    mes enfants également vont y être scolarisés, je suis française je n’ai pas la nationalité marocaine.
    merci pour les infos!

    • Marie-Aude

      Le GSR est un groupe scolaire. L’OSUI et l’AEFE sont des réseaux d’écoles agréées par le système éducatif français (équivalences de niveaux, etc).

      Il n’y a pas que des « mauvaises écoles » en dehors de ces deux réseaux, il faut simplement faire attention aux conditions. Le contrat de travail est un bon indice du sérieux de l’école

  25. Abdou

    Bonjour

    Merci pour les informations ,et Louis massignon? Qui a des infos sur cet etablissement ?
    Merci d avance

  26. Naima Bendou

    Pas d’infos sur Massignon mais des articles à lire avant d’envisager d’aller travailler dans l’établissement Léon Lafricain – El Bilia, à Casablanca (articles publiés cette semaine) : https://www.facebook.com/elbiliatemoignages200040/ , http://www.1001infos.net/maroc/parents-et-enseignants-denoncent-des-abus-scolaires-a-elbilia.html et http://www.h24info.ma/maroc/parents-et-enseignants-denoncent-des-abus-scolaires-elbilia/47553.

  27. Lequoy

    J’ai effectué un entretien téléphonique aujourd’hui et la directrice m’a proposé un salaire à 16000 DH pour exercer en primaire. Le contrat doit m’être adressé et je dois le retourner signé. Il feront ensuite leur sélection et doivent me tenir au courant. Je viens de voir vos commentaires que je n’avais pas vus avant mon entretien téléphonique. Ca fait effectivement réfléchir…

  28. Naima Bendou

    Bonjour Lequoy,
    Ce qui semble bizarre, c’est que l’on vous demande de signer un contrat avant même que la sélection n’ait été effectuée…. Un contrat ne doit-il pas être proposé lorsque l’on vous propose réellement un poste ? (il s’agit de quelle école à Casablanca ???)
    Désolée pour cette réponse tardive mais en tout cas, j’espère que vous avez bien réfléchi avant de signer et que vous avez bien mûri votre décision.
    Bonne continuation.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères disponibles (vous êtes en train de faire un commentaire, pas un article de blog, soyez concis pour conserver le plaisir de la lecture)